Après la procédure devant les Prud’hommes, la justice a ouvert une enquête concernant les soupçons de harcèlement envers Jacky Fortépaule.

Depuis le mois de juin dernier, une procédure pour harcèlement moral a été engagée par six salariés de la Ligue du Centre Val de Loire devant le conseil des prud’hommes d’Orléans contre l’ex-président de l’instance régionale Jacky Fortepaule. L’inspection du travail a ouvert une enquête au mois de juillet et les deux conciliations de juillet et septembre ont été refusée par la Ligue comme c’était indiqué dans un procès-verbal en début de saison.

Depuis, Jacky Fortepaule a démissionné sous la pression des clubs de la Ligue lors de la dernière assemblée générale le 31 octobre dernier. Mais les conséquences de ce dossier sont énormes. Comme l’ont indiqué nos confrères de France Bleu Orléans,  les inspecteurs du travail ont constaté en décembre dernier que « la mise en demeure de prendre toutes les mesures appropriées pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés » n’a pas été respectée. Ils ont en outre constaté que « les conditions de travail ont continué à se dégrader » au siège de la Ligue du Centre Val de Loire.

« Des images plutôt osées et de blagues grivoises »

Toujours selon les informations de la radio régionale, « l’Inspection du Travail a déposé en mains propres le dossier au Procureur de la République d’Orléans qui a déclenché l’article 40 du code de procédure pénale », c’est à dire qu’il a procédé à une ouverture judiciaire. Jacky Fortepaule aurait en effet envoyé aux salariés de la Ligue « des images plutôt osées accompagnées de blagues grivoises ». 

L’avocat des six salariés s’est exprimé : « c’est la preuve que la procédure qui était engagée l’était non pas à la légère, relevant d’un complot mais sur des bases extrêmement solides et pour des faits graves ». L’ex-président de la Ligue s’est montré « très étonné » … mais il n’y a pas de fumée sans feu !

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