La Procureure Générale Véronique Malbec entourée des instances du football régional et national.
La Procureure Générale Véronique Malbec entourée des instances du football régional et national. (Photo Maxime Rabe)

Une convention a été signée ce jeudi à la Cour d’Appel de Rennes afin de prendre des mesures contre les violences dans le football amateur.

C’est peut-être un pas en avant vers l’éradication des violences dans le football amateur qui a eu lieu ce jeudi. Véronique Malbec, Procureure général à la Cour d’appel de Rennes, a salué la signature de la convention avec les Ligues de Bretagne et des Pays de la Loire. Elle espère « retrouver l’esprit du sport » et « favoriser l’éducation afin de donner des règles ». Elle s’est félicitée de la collaboration entre chaque partie et promet une facilité d’identification des procédures judiciaires à suivre face à toutes formes de violences dans le football amateur (Joueurs, dirigeants, staff, spectateurs).

Victimes de plus en plus d’agressions physiques ou verbales, les arbitres et le président de l’UNAF Jean Jacques Demarez peuvent pousser un ouf de soulagement. «  On se sent moins seul. On se sent soutenu par les ligues, les districts et les autorités judiciaires ».
Du côté des présidents de Ligue, Jean Claude Hillion et Gérard Loison soulignent « la main tendue par la justice ». Cette convention va permettre à chaque président de club d’avoir un lien direct avec les neufs référents des parquets de leurs territoires (Bretagne et Loire-Atlantique). Ceci a pour but d’avoir une réponse rapide et d’être guidé au niveau judiciaire pour connaître les sanctions applicables aux violences commises à l’intérieur d’une enceinte sportive.

« Besoin de trouver une réponse appropriée ! »

En France, rappelons que 11000 matchs de football ont donné lieu à des incidents en 2015-2016, selon l’observatoire des comportements. Des chiffres à prendre avec précaution car beaucoup d’incidents ne sont pas répertoriés faute de connaissance en matière juridique. Ces dernières années un nouveau phénomène est d’ailleurs apparu avec la violence venue des spectateurs. « Il y a aussi des propos racistes, qu’on ne sait pas comment gérer, puisqu’un spectateur n’est pas forcément un licencié de football, a relevé Jean-Claude Hillion, le président de la Ligue de Bretagne. Cette convention va nous permettre d’avoir plus d’outils, mais aussi un suivi. »

Ce que n’a pas manqué de souligner Pierre Samsonoff, directeur général adjoint de la FFF en charge du football amateur. « Au-delà du volet préventif, on a besoin de trouver une réponse appropriée. Il y a un passage par les instances disciplinaires mais ce n’est pas suffisant. C’est tout l’objet de cette convention que de partager de l’information, de s’adapter quand on est face à ce type de comportements. C’est extrêmement prometteur. » Si cela ne sera sûrement pas suffisant, les instances sont désormais dotées d’outils qui vont permettre de mieux sanctionner les auteurs des faits de violence.

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