Joie SC Combourg
Cette joie, les Combourgeois espèrent encore l'avoir dimanche après-midi à l'issue du cinquième tour. (Photo SC Combourg)

Le SC Combourg vit un véritable conte de fées. Ce club breton n’ayant vu le jour qu’à partir du mois d’août, vient de se qualifier pour le cinquième tour de la Coupe de France et fait donc parti des deux petits poucets de la compétition. Retour sur cet exploit avec Jérôme Blaire, son président.

Vous avez crée le SC Combourg cette année, pourquoi ?

« On a créé le club en avril 2021, à la suite d’un regroupement de plusieurs joueurs revenant dans la région. Et comme nous avions joué ensemble lorsque nous étions plus jeunes, on avait envie de revivre une aventure et de monter un projet. Donc on a décidé de faire notre propre club, et la mayonnaise a tout de suite prise. Il faut savoir qu’on a choisi nos 42 licenciés un par un. Tout le monde est satisfait du projet, cela se ressent sur le terrain. Nos performances sont liées à cet esprit de famille et de convivialité qu’on a mis en place. »

Avec des résultats probants…

« On se retrouve quand même au cinquième tour de Coupe de France, avec des journalistes comme vous qui nous appellent ! Honnêtement, on n’était pas prêt à tout cet engouement. Mais nous sommes des personnes intelligentes. On a monté ce projet à cinq et nous sommes hyper soudés car on se connaît depuis l’âge de huit ans. On prend énormément de plaisir. Cela fait maintenant 4 mois que l’on passe 50h par semaine, sur notre infrastructure sportive et forcément lorsque les joueurs nous rendent cela par des victoires et ce magnifique parcours, on ne peut qu’être pleinement satisfaits. »

« Nous sommes des compétiteurs avant tout ! »

Avec la proximité d’un gros club de la région la Jeunesse Combourgeoise, quel est votre projet ? 

« Le but était vraiment de réunir tous les gens qui habitent dans la ville. Il faut savoir que la Jeunesse Coumbourgeoise est un gros club (R2), donc des sportifs viennent de partout en Bretagne, entre 10 et 70 kilomètres pour appartenir à cette équipe. Donc forcément, ceux qui ont arrêté le football pour se consacrer à leur de vie de famille ou autres raisons, n’avait pas envie de reprendre cette activité au niveau régional. C’est pour cela, qu’on a voulu une sorte de club “loisir”. Mais le mot “loisir” ne nous convient pas, nous sommes des compétiteurs avant tout. »

Vous avez d’ailleurs un lien avec ce club puisque d’anciens joueurs et dirigeants viennent de cette structure sportive… 

« Effectivement, nos parents étaient également présidents de la Jeunesse Combourgeoise, donc lorsqu’on a pensé à mettre en place ce projet, on n’était pas très fiers. Mais c’était l’unique solution pour qu’on puisse rejouer ensemble. »

« Représenter la Bretagne est une énorme fierté ! »

Le SC Combourg vient de voir le jour cet été, vous venez d’atteindre le 5eme tour de Coupe de France et vous êtes premier de votre poule. Vous ne pouviez pas rêver d’un meilleur départ ?

« C’est incroyable ! On peut placer tous les superlatifs du champ lexical de l’imaginaire parce que ce que sont en train de réaliser nos joueurs est réellement impressionnant. Lorsqu’on a rencontré les joueurs pour la première fois, vers la mi-juillet, on leur a fixé trois objectifs : passer le premier tour de Coupe de France, être en coupe de District lors de la deuxième partie de saison et remporter le championnat. Même après le premier tour, lorsqu’on a gagné 3-0 contre une R3, l’objectif est resté le même. Ce qui venait après, c’était du bonus. On leur parle toujours de plaisir, c’est pour cela qu’ils n’ont absolument aucune pression lorsqu’ils rentrent sur le terrain. Nous prenons les matches les uns après les autres. L’objectif numéro un reste de gagner le championnat. Ce qui se passe en Coupe de France, c’est un peu comme si c’était Noël tous les jours. »

Avec l’Olympique Vendin, vous n’êtes à présent que deux clubs de D4 encore en lice dans la compétition…

« C’est tout simplement magnifique ! L’année dernière, le petit poucet de la compétition était l’AS Tagarine, un club breton. Représenter la Bretagne est une énorme fierté. Tout le monde nous félicite, personne ne veut que ça s’arrête ! »

« C’est une grande fête pour la ville ! »

Vous allez recevoir une R2 à domicile (Plancoët Arguenon), comment voyez-vous cette rencontre ? 

« On est déçu, on aurait aimé tombé contre une National, pour offrir une énorme fête au public qui nous suit et qui est toujours de plus en plus nombreux. Lors du premier match, il devait y avoir entre 150 et 200 spectateurs, lors du dernier match on était 600. Pour le cinquième tour on devrait être 600 et 1000, c’est inimaginable, c’est génial pour le club. Les fans ont même créé un club de supporters, des chants, des banderoles et leurs enfants achètent la tenue de l’équipe qu’on a créé avec le Chat Noir. Tout le monde veut s’arracher nos tenues, c’est une grande fête pour la ville. Et la Jeunesse Combourgeoise s’est fait éliminée lors de leur entrée en lice, donc on est le seul club à représenter la ville. C’est une énorme fierté, la ville nous suit à 100%. »

 Vous ne disposez que d’une équipe seniors, avez-vous comme ambition d’agrandir le club ?

« Oui, totalement mais ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Avec tout l’engouement autour du club et la Coupe de France, on a fait les choses sans se prendre au sérieux, à l’image d’un club professionnel. C’est à dire qu’on a des tenues, des sponsors nous permettant d’avoir un budget assez conséquent pour une D4, ce qui nous aide à avoir une certaine classe sur le terrain avec des bons équipements, des événements autour des matches, de mettre de la musique lors de l’entrée des joueurs. En coupe comme en championnat on essaye d’apporter une vraie fête et les gens sont assez contents. »

Vous devez donc être sollicités…

« Désormais les gens veulent appartenir à notre famille du SC Combourg, on a eu énormément de sollicitations, mais on a dû refuser, on ne peut pas faire jouer tout le monde, mais l’année prochaine on va vraisemblablement créer une deuxième équipe séniors, peut-être même pour les vétérans et les jeunes. Les enfants de nos joueurs veulent imiter leur papa. »

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