Arthur Bozon
Arthur Bozon est passé du championnat de District à une demi-finale de coupe de France. (Photo Sébastien Ricou)
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Dans une semaine, Rumilly Vallières va affronter l’As Monaco à l’occasion des demi-finales de la coupe de France. Le club amateur de National 2 a son destin en main pour accéder au Stade de France. L’arrière droit, Arthur Bozon, nous a accordé une interview pour nous livrer ses impressions.

Originaire d’Annecy, Arthur Bozon fait ses premiers entraînements à l’âge de 5 ans. Il commence à jouer pour le club de football de Doussard avant que le club fusionne avec Faverges. Ensuite, il poursuit sa carrière à l’US Annecy le Vieux où pendant 3 ans, il joue à un bon niveau. Un petit coup de mou l’oblige à arrêter le football 6 mois, avant que son père décide de l’inscrire à l’AS Lac Bleu en U15. Arthur Bozon retrouve le plaisir des terrains, et ses performances lui permettent de rester au club jusqu’en senior. Il se fait repérer par Rumilly en 2016 après un match contre la deuxième équipe senior de Rumilly. La carrière d’Arthur décolle puisqu’il signe au club pour la saison 2016/2017.

Arthur Bozon le coach nous pousse pour qu’on soit les meilleurs”

Chaque année, la coupe de France réserve de belles surprises. Rumilly Vallières a réussi à se hisser dans le dernier carré. Le club amateur de National 2 va se présenter devant le mastodonte monégasque ce jeudi 13 mai. C’est un peu David contre Goliath, mais les coéquipiers d’Arthur vont tout donner pour accéder à la finale. “On va aborder le match sereinement comme à chaque fois. En face de nous on a 11 bonhommes, donc tout est possible, puis le coach nous pousse pour qu’on soit les meilleurs sur le terrain, souligne Arthur Bozon. Avec le Covid c’est particulier, je pense qu’on a moins de pression sans les spectateurs, même si forcément on est déçu que personne ne puisse venir nous voir. Mais là au moins on est livré à nous-même.”

L’arrière droit de 24 ans semble assez confiant avant le match. Puis à côté, il arrive tout de même à gérer sa carrière professionnelle. “En dehors du foot, je suis directeur adjoint d’un centre de loisir. J’ai pu adapter mes horaires, cela me permet de m’entraîner tous les jours. Évidemment on n’est pas habitué à être sous le feu des projecteurs. Mais je garde les pieds sur terre. Je reste sérieux sur le terrain, je veux profiter et tout donner pour ne pas regretter. Ce qui se passe c’est déjà extraordinaire.

Tout le monde soutient Rumilly Vallières

Forcément lorsqu’un club amateur va si loin en coupe de France, il reçoit énormément de soutien de la part des clubs voisins mais aussi des personnes qui côtoient les joueurs. C’est ce que nous explique longuement Arthur Bozon. “Honnêtement, c’est incroyable déjà d’être en demie. C’est la première fois que le club accède à ce niveau. Donc forcément toute la région est fière de nous. Le pire, c’est après le match contre Toulouse, j’ai reçu énormément de messages et j’ai dû mettre deux-trois jours pour répondre à tout le monde. confie-t-il avant de poursuivre. On sent vraiment que les gens sont derrière nous, ça nous donne de la force pour battre Monaco jeudi prochain. Aussi le club a mis en place des billets virtuels que les supporters peuvent acheter entre 2 et 3 euros, et cet argent repart à l’école de foot.” Les hommes de Fatsah Amghar vont devoir tout donner s’ils veulent frôler la pelouse du stade de France.

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