Après l’adoption de la loi sur le sport, le CNOSF s’estime « incompris »

Les représentants de la FFF ne foulent pas souvent le sol du CNOSF !
Le CNOSF à Paris. (Photo Jérôme Bouchacourt)
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Le CNOSF s’estime « incompris » à la suite de l’adoption en première lecture de la loi « visant à démocratiser le sport en France ».

Ce vendredi, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi « visant à démocratiser le sport » en première lecture. Parmi tous les amendements déposés, de nombreux l’ont été par Denis Masséglia, le président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Ils ont tous été rejetés. Ce qui n’a pas manqué de faire réagir l’instance avec la publication d’un communiqué intitulé « Incompris ».

« Le CNOSF avait souhaité se positionner relativement aux différentes propositions portées par la loi en organisant un Congrès exceptionnel le 25 janvier dernier, est-il indiqué. Après les premières déceptions ressenties à l’issue de l’étude en commission et du dépôt des amendements, nos différents contacts avec les autorités politiques nous laissaient espérer une meilleure prise en compte de nos aspirations collectives. »

Il s’agissait notamment de la parité dans les instances sportives pour laquelle le CNOSF souhaitait un délai, de 2024 à 2028. « On passe pour des machos alors que l’on a fait un travail exceptionnel pour féminiser les fédérations » déplore Denis Masséglia dans une lettre adressée au député que L’Equipe s’est procurée. « L’engagement bénévole ne se décrète pas, il se construit pas à pas par le travail et l’exemplarité, il faut juste écouter le témoignage de celles et ceux qui militent au quotidien pour cet objectif et accepter que la durabilité de l’action soit préférable à l’instantanéité de la communication », écrit-il également dans son mail.

Parmi les demandes du CNOSF figurait aussi la demande d’exercice exceptionnel d’un quatrième mandat « pour un président d’une fédération exerçant déjà une fonction de dirigeant de fédération internationale » alors que la loi « visant à démocratiser le sport » limite à trois mandats maximum. « On est traité comme des gens qui s’accrochent à leur poste » précise Denis Masséglia auprès du quotidien sportif. Il compte désormais sur le Sénat, qui doit à son tour étudier cette loi, pour tenter de modifier certains paragraphes.

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