A Porto-Vecchio, la mémoire de Claude Papi est éternelle

(Photo Philippe Le Brech)
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Un stade, Une histoire. Elu « Footballeur corse du siècle », Claude Papi reste très présent dans sa ville natale puisque le stade porte son nom.

Claude Papi est une véritable idole en Corse. Si le stade Armand-Cesari de Furiani possède une tribune qui porte son nom, sa ville natale lui a aussi rendu hommage puisque le stade de Porto-Vecchio a été renommé Claude-Papi quelques mois après son décès en 1983.

Après avoir débuté le football dans la commune du sud de l’Île de Beauté, Claude Papi est devenu professionnel au Sporting Club Bastia en 1968, à 19 ans. En douze ans, Claude Papi va emmener le club corse de la D2 à une finale de coupe d’Europe. Meneur de jeu technique et flamboyant, il a souvent épaté avec des coups de génie comme ce tir croisé en demi-finale de la coupe de l’UEFA contre les Grasshoppers Zurich dans un Furiani en fusion.

« Pour moi, le sommet des sommets s’est situé le 13 avril 1978 lorsque j’ai inscrit, à douze minutes de la fin, le but qui éliminait les Grasshoppers de Zurich et nous ouvrait les portes de l’apothéose européenne, avait-il d’ailleurs déclaré juste après la fin de sa carrière. Des moments comme ça valent tous les sacrifices, toutes les consécrations. »

(Photo Philippe Le Brech)

Barré par Michel Platini chez les Bleus

Leader charismatique sur le terrain, Claude Papi était aussi apprécié dans le privé. Et notamment par les joueurs étrangers du Sporting qu’il accueillait avec bienveillance. S’il a eu une carrière riche en club, il n’a peut-être pas eu celle qu’il méritait en équipe de France, avec seulement trois sélections, où il fut barré par un certain… Michel Platini, qui l’avait remplacé à la mi-temps du match France-Hongrie lors de la coupe du Monde 1978 en Argentine.

Il a stoppé sa carrière à l’issue de la saison 1981-1982, à 32 ans, malgré de nombreuses sollicitations venues du championnat américain. Puis il est décédé quelques mois plus tard, le 28 janvier 1983, d’une rupture d’anévrisme lors d’une partie de tennis au Cap Corse.

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