Le duo d'entraîneurs de Montauban s'entend parfaitement.
Le duo d'entraîneurs de Montauban s'entend parfaitement. (Photo Fred Annin)

Le duo Magon-Cochu maintient l’OC Montauban à un bon niveau régional depuis plus de huit ans. Un exemple de fidélité dans le milieu du football amateur.

Jamais l’un sans l’autre. Devenus presque inséparables, ils avancent à l’unisson pour aligner le meilleur onze possible tous les week-ends depuis plus de huit ans. Montalbanais pure souche, Sylvain Magon et Jean-Michel Cochu se connaissent par cœur et n’ont de cœur que pour leurs couleurs vertes et blanches tatouées au plus profond d’eux-mêmes.

« J’ai le sang vert et blanc, appuie Sylvain Magon, 47 ans, l’ancien joueur et capitaine emblématique du club passé entraîneur à la fin d’une carrière de milieu de terrain bien remplie. Déjà quand j’avais douze, treize ans, je m’occupais de l’école de foot. J’adorais ça. Et puis, j’ai commencé à entraîner les seniors en 2009. C’était une fierté pour moi de prendre les rênes de l’équipe première même si au début cela n’a pas été simple de coacher des joueurs avec qui j’avais joué. Il y avait des affinités mais il fallait faire des choix… »

Le temps venu aussi de prendre un adjoint de valeur sûre. Une association comme une évidence. « Jean-Michel est un super éducateur et un vrai professionnel. Il avait en charge l’équipe réserve mais ça se passait moyennement bien, alors il est venu avec moi. Le courant est bien passé car on a la même conception du football. Et depuis, il m’accompagne. C’est quelqu’un de très exigeant. »

Pas de rivalités entre les deux acolytes au contraire. « Il n’y a pas de numéro 1 ou de numéro 2. On est un binôme, point barre », insiste Sylvain Magon. Et c’est notamment cette entente qui permet aujourd’hui à ce club, situé à une trentaine de kilomètres de Rennes aux moyens limités, d’évoluer brillamment dans le championnat de Régional 2.

« Plus de temps avec toi qu’avec ma femme »

Toujours bien placé mais jamais gagnant, l’OC Montauban mériterait pourtant d’être récompensé en passant à l’échelon du dessus. « On a fini deux fois troisième. Il ne nous manque pas grand-chose. Après c’est vrai que nos conditions d’entraînement sont compliquées. Il faut être du cru pour accepter ça… » L’amélioration des infrastructures et un peu plus de moyens financiers permettraient sans doute de ne pas freiner le club dans son élan et de mettre en lumière les bons résultas des catégories jeunes.

Quand un coup mou survient, c’est là que la solidité du binôme prend tout son sens. « Il y a du plaisir et une vraie complicité. Les années passent et on finit par ne plus les compter, enchaîne Jean-Michel Cochu, le technicien de 38 ans titulaire du BEF. C’est plutôt un bon signe car il n’y a pas de routine ni de lassitude. Dans ce rôle d’adjoint ou de numéro 1 bis, je m’y retrouve totalement. Mon rôle est également basé sur l’adversaire par rapport à leur schéma de jeu. Un vrai travail d’observation. »

Et de reprendre en précisant : « Sylvain est plus dans l’animation et le management. Au niveau des choix ou au niveau des changements pendant les matches, il y a toujours de l’échange. Sylvain ne navigue pas tout seul et c’est quelque chose que j’apprécie. Une vraie collaboration et c’est très constructif. C’est pour ça que ça dure. Et comme dit Sylvain : « Je passe plus de temps avec toi qu’avec ma femme (rires) ». »

Actuellement, sixièmes en championnat, les Montalbannais ne se font plus d’illusions pour cette saison. L’année prochaine sera peut-être l’occasion de valider tout le travail effectué par le duo. En tout cas une chose est certaine, l’avenir de l’un ne s’écrira pas sans l’autre et vice-versa…


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