A l’ES Manival, le plaisir avant la Coupe de France

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Même si jouer la coupe de France dès le week-end prochain ne plaît pas forcément, c’est le plaisir qui prime à l’AS Manival.

Le cadre était majestueux, avec vue sur les sommets enneigés des Alpes. Et les sourires au rendez-vous. Ce matin, les joueurs de l’ES Manival (Régional 2) retrouvaient le chemin de l’entraînement, sous la houlette de leur entraîneur Sébastien Navas et de son staff.

Dans une semaine l’équipe iséroise devra défier Rumilly Vallières (National 2) en Coupe de France. Mais en cette matinée ensoleillée ce n’est pas cette Coupe, au cœur de tant de débats animés en ce moment, qui était à l’esprit des Isérois mais le plaisir simple, mais pourtant tellement important, de pouvoir se retrouver autour d’un ballon.

« C’est exactement ça », approuve Hamid dans un grand sourire en sortant ses crampons du coffre, avant de se diriger vers le synthétique pour se changer. « On est là pour voir les potes plus que pour jouer au foot au final. On va essayer d’en profiter surtout avec ce nouveau confinement qu’on nous annonce (ce dimanche matin le JDD venait de sortir l’info comme quoi ce n’était qu’une question de jours, ndlr). On ne sait pas combien de temps cela va durer. »

Quelques mètres plus loin, son coéquipier Aurélien confirme. « Le plaisir, c’est le mot. C’est surtout pour ça qu’on est tous là ce dimanche matin, pour retrouver ce lien social, nous revoir entre collègues et passer un bon moment. »

Le coupe de France paraît secondaire

Et ils étaient une grosse vingtaine a être présent au rendez-vous. Forcément de quoi réjouir leur entraîneur Sébastien Navas. Sans pour autant le surprendre. « Je peux compter sur des joueurs qui ont un super état d’esprit et qui aiment tous se retrouver. Même avec le premier couvre-feu, quand on arrivait à tenir quelques séances, il y avait du monde. Certains habitaient à une trentaine de kilomètres donc c’était à chaque fois un peu la course, mais ils se motivaient quand même. »

Si Manival va faire sa rentrée en coupe de France dans une semaine, l’épreuve paraît aujourd’hui très secondaire. « Face à Rumilly, nous n’avions déjà que 5% de chances de nous qualifier, nous en avons désormais 0,01%. Cela ne tiendrait qu’à moi on ne la jouerait pas. C’est dangereux pour les joueurs d’un point de vue musculaire mais également sur le plan cardiaque avec un manque de rythme certain. Mais la décision appartient aux joueurs, ce sont eux les acteurs qui nous ont permis d’être là. »

Le technicien préfère savourer le temps présent. Comme ses joueurs il a apprécié cette matinée commune, à retrouver le ballon. Les chambrages et les rires. Le plaisir de jouer, entre potes. L’aspect humain. Le football, tout simplement.

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