À 30 ans, Brice Cognard (USM Avranches) a découvert le National

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Alors qu'il a eu 30 ans en 2020, Brice Cognard découvre le National cette saison. (Photo Philippe Le Brech)

Lors des douze premiers matchs d’Avranches, un petit nouveau gardait les buts normands. A 30 ans, Brice Cognard a découvert le National en remplaçant Anthony Beuve, blessé à l’épaule.

« J’avais failli signer à Avranches la saison passée en numéro deux par l’intermédiaire de Romain Muriel, recruteur du SM Caen. Mais on ne s’était pas entendu avec le président. Cette saison, on s’est mis d’accord. Le coach (Frédéric Reculeau, N.D.L.R.) me voulait pour pallier l’absence d’Anthony (Beuve) » raconte Brice Cognard.

Sur ce début de saison, le portier devait suppléer l’emblématique gardien avranchinais (au club depuis six ans), blessé et opéré à l’épaule. « La donne avait changé. Je venais dans la peau d’un numéro un bis. C’était une opportunité à saisir et j’avais un temps de jeu garanti » souligne-t-il.

Découverte du National

A 30 ans, Brice Cognard n’avait jamais connu le National, lui qui a évolué durant toute sa carrière en région parisienne à Saint-Brice, Sarcelles, Racing Club de France, Poissy, Saint-Ouen-l’Aumône. En National 2 et National 3, le dernier rempart s’est forgé une solide réputation. Brice Cognard a aussi été sélectionné une quinzaine de fois avec l’équipe de France universitaire. En 2017, à Taiwan, il a participé aux jeux olympiques universitaires. La France avait décroché une médaille d’argent.

Malgré cette belle expérience et trois saisons pleines à Poissy, le gardien n’avait encore jamais eu sa chance à ce niveau. « Depuis trois, quatre ans, j’aurai pu jouer en National. J’étais prêt. J’ai perdu un peu de temps, estime-t-il. J’avais eu des contacts par le passé pour être numéro 2 dans des clubs de National. Mais ça ne s’est pas fait. Il y a aussi un facteur chance. Les clubs ont peut-être hésité par rapport à mon âge. »

Titulaire lors des douze premières rencontres

Brice Cognard a donc été aligné lors des douze premiers matchs avec Avranches. « J’ai pris énormément de plaisir. J’ai savouré chaque instant. Les matchs contre Nantes et Le Havre m’ont directement mis dans le bain lors de la préparation.» En douze rencontres, le Parisien a encaissé seize buts. « Les statistiques ne veulent pas dire grand chose. Et ne reflètent pas forcément le contenu de mes matchs. Nous avons souvent donné les buts par des erreurs individuelles. Mon bilan est très satisfaisant et ce n’est pas moi qui le dit. »

Brice Cognard a disputé 12 matchs de National depuis le début de saison.
(Photo Philippe Le Brech)

Malheureusement pour lui, lors du retour de blessure d’Anthony Beuve, il s’est assis sur le banc. « Mon statut change, c’est frustrant. En général, quand un gardien est performant, les coachs continuent de l’aligner. Mais le deal était clair à ma signature. Je suis venu ici en connaissance de cause. Quand Anthony revenait en forme, je devenais numéro 2. »

Numéro 2, il découvre la Normandie

Avec ses qualités athlétiques (1m88, 87 kg) et son bon jeu au pied, Brice Cognard se tire la bourre avec Anthony Beuve. « Je me dois de le pousser vers le haut. Depuis des années, c’est un des meilleurs gardiens de national. On s’entend très bien tous les deux.» Avec ambition, Brice Cognard continue de se tenir prêt pour évoluer à ce niveau qu’il juge supérieur à la N2.

« Il y a une très grosse marche à passer. Les équipes sont beaucoup plus structurées. Le championnat est homogène. Ça va plus vite. Les joueurs sont plus physiques et techniques. » Le gardien a découvert également une nouvelle région. « Je m’adapte bien à la vie normande. C’est une belle région. Avec le confinement, c’est un peu plus compliqué. Mais j’aime bien la tranquillité. Et on se retrouve avec les coéquipiers. »

Sous contrat jusqu’en 2022 avec Avranches, le gardien Brice Cognard s’est désormais fait un nom en National et aspire à jouer. Toujours avec la simplicité qui le caractérise.

Tout comme une douzaine d’autres gardiens de National, Brice Cognard est équipé par la marque de Gants RG. (Photo Philippe Le Brech)