Noël Le Graët a été très clair sur les agressions d'arbitres. (Photo Jérôme Bouchacourt)

2020 est une année élective dans les Districts, les Ligues et bien sûr la Fédération Française de Football. Avec du changement en perspective ?

Partira… partira pas ? Depuis quelques mois, Noël Le Graët reste très évasif sur son avenir à la tête de la Fédération Française de Football. En place depuis le 18 juin 2011, l’actuel président briguera-t-il un quatrième* mandat en décembre 2020 ? On serait tenté de répondre positivement. Mais plusieurs facteurs pourraient l’en empêcher.

Le premier est bien sûr sa santé. L’homme fort du football français avait dévoilé en avril 2018 qu’il souffrait d’une leucémie lymphoïde. Une maladie dont il a annoncé être guéri. « Je ne sais pas dans quelle forme je serai, il sera peut-être temps d’arrêter et de passer un peu plus de temps à Guingamp » avouait-il récemment à nos confrères du quotidien Ouest France.

Le deuxième facteur est l’envie. « La sagesse voudrait que j’arrête » a-t-il assuré tout en précisant que « si je dis maintenant que je vais arrêter, alors des prétendants vont se montrer et je me connais, je suis capable de leur glisser des peaux de banane ». Car le problème, c’est que personne ne se détache pour prendre la suite à la tête de la FFF. Si Jean-Michel Aulas a pu être une alternative solide, la candidature du président de l’Olympique Lyonnais ne semble plus d’actualité. Et aucun membre du comité directeur n’a la stature, ou la volonté, pour prendre la place.

Le troisième facteur est la concurrence. Aucun candidat ne s’est pour l’instant déclaré car tous attendent de connaître la volonté de Noël Le Graët. « Tout le monde sait que s’il se représente, il sera réélu car le système électoral de la FFF est fait pour que ce soit le cas » nous a précisé un ancien prétendant au trône de la FFF. Ce sont en effet les présidents de Ligue et District qui votent pour élire la liste qui représentera le football français durant quatre ans.

En fin le dernier facteur est donc le changement de mode de gouvernance. Une loi sur la gouvernance du sport est en effet en préparation. Celle-ci imposerait aux Fédérations que ce soient les clubs qui élisent le président de la l’instance comme c’est déjà le cas dans le rugby. Mais elle limiterait aussi les mandats à trois… Elle devait être présentée au printemps à l’assemblée nationale. Sauf que le calendrier pourrait être revu étant donné les priorités actuelles, notamment le projet de loi sur les retraites.

C’est donc le flou le plus total concernant Noël Le Graët et sa volonté – ou non – de se présenter une nouvelle fois à la tête de la FFF. Mais selon certaines informations, tout pourrait se décanter avant la fin de l’hiver. Avec une surprise à la clé ? Affaire à suivre…

* Noël Le Graët a été élu le 18 juin 2011 puis réélu en 2012 et 2020

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