La commission de discipline du District de Charente a été clémente avec un joueur de 12 ans qui avait agressé un arbitre en février dernier.

Le 15 février dernier, le match de U15 D3 du District de Charente entre Busseau/Sireuil et Soyaux Charente avait été arrêté car le jeune arbitre de la rencontre a été agressé par un joueur du club local. L’incident s’est déroulé à quelques minutes de la fin de ce match lorsque le club visiteur a marqué un troisième but (3-2). A ce moment, l’officiel a entendu « fils de pute, arbitre de merde » puis, il a été pris à la gorge violemment par un joueur lorsqu’il s’est retourné.

Alors qu’il rentrait au vestiaire accompagné par plusieurs adultes, le jeune arbitre a été menacé par plusieurs joueurs locaux : « on sait où est ton collège, on se retrouvera ». Emmené aux urgences du Centre Hospitalier d’Angoulême, l’arbitre agressé s’est vu délivré un certificat d’ITT de 4 jours, « notant des signes physiques compatibles avec une strangulation, une anxiété importante de représailles et un état de choc psychologique important ».

L’article 13.3 du Barème Disciplinaire indique que pour « un acte de brutalité sur officiel pendant la rencontre occasionnant une blessure dûment constatée par certificat médical, entraînant une I.T.T. inférieure ou égale à 8 jours », la sanction de référence est 7 ans de suspension. Mais l’Assemblée générale de la Ligue de Football de Nouvelle Aquitaine, le 29 juin 2019, a fait passer la sanction de référence pour cette infraction à 15 ans de suspension afin de lutter contre la violence sur les terrains.

Or la commission de discipline du District de Charente a été plutôt clémente avec le jeune agresseur en lui infligeant une suspension de trois ans dont 18 mois ferme. Elle a en effet considérer que « le priver de football pour une longue durée lui ferait courir un risque de désocialisation très grand à l’âge de l’adolescence » tout en précisant que « le fait que R. et T. se connaissent étant collégiens dans le même établissement a pu faire que T. ne fasse pas la différence entre un match officiel et la cour de récréation ».

Comme la sanction est supérieure à un an, le jeune agresseur devrait prochainement se retrouver devant la commission d’appel de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine… qui sera peut-être beaucoup moins clémente !

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