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L’US Sainte-Rose rêvait de réaliser un joli parcours en coupe de France. Mais le club a été éliminé sur tapis vert à cause de la numérotation des maillots.

Vainqueur du Cactus Sainte-Anne le 26 septembre au quatrième tour de coupe de France (2-1), l’US Sainte-Rosienne a néanmoins été éliminé sur tapis vert par la Ligue de Guadeloupe. La cause ? Le club de la commune de Sainte-Rose n’a pas respecté la numérotation des maillots. « Après la rencontre, Cactus a déposé une réserve technique en nous reprochant d’avoir fait débuter les numéros 13 et 14 au lieu des numéros 5 et 10 qui étaient donc sur le banc au coup d’envoi » nous explique Henri Yacou, le président Sainte-Rosien.

L’article 7.3 (Licences, qualifications et participation) indique en effet dans son alinéa 1 que « les clubs peuvent faire figurer 16 joueurs sur la feuille de match jusqu’au 8ème tour inclus, et 18 joueurs à compter des 32èmes de finale. Les joueurs débutant la rencontre doivent être numérotés de 1 à 11 et les remplaçants de 12 à 16 jusqu’au 8ème tour inclus, et de 12 à 18 à compter des 32èmes de finale. » La Ligue de Guadeloupe a donc donné match perdu à l’US Rosienne en première instance puis en appel.

Des jurisprudences qui infirment le règlement !

Mais Henri Yacou ne compte pas en rester là. « Rien n’est indiqué dans le règlement concernant les sanctions qui découlent du non-respect de cet article, précise le président de l’US Sainte-Rosienne. Je vais donc porter ce dossier devant le CNOSF (Comité National Olympique et Sportif Français) puis s’il le faut devant le tribunal administratif. Pour le club, le préjudice financier peut être important ! » Et le dirigeant guadeloupéen n’a peut-être pas tort. Il s’avère en effet que le club de Cactus Saint-Anne aurait dû porter une réserve d’avant-match et non à l’issue de celui-ci. Plusieurs jurisprudences existent dans de précédents procès-verbaux de la commission Règlements et contentieux de la FFF.

Le 8 juillet 2015, l’Avenir Sainte-Rosien a été débouté contre Alliance FC sur un joueur qui ne portait pas le bon numéro au coup d’envoi : « Considérant que le fait pour un club de commettre une erreur sur le numéro de maillot d’un joueur ne fait pas partie des infractions permettant de remettre en cause le résultat d’une rencontre ». Plus récemment, lors des trente-deuxièmes de finale de la coupe de France en janvier 2017, le Grenoble Foot 38 avait formulé une réclamation après son match contre Fréjus Saint-Raphaël au motif qu’un joueur était entré en jeu avec un mauvais numéro de maillot. La réponse de la FFF a été exactement la même.

Concrètement, l’instance fédérale est consciente qu’un numéro de maillot ne change en rien le résultat d’une rencontre même si son règlement indique le contraire. Il serait peut-être temps de toiletter quelques textes pour éviter ce genre de dossier qui ne respecte en rien la logique sportive. CQFD.

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